Aristée
Home 3.jpg Aide 5.gif
loupe 7 zeus.gif Lien Qui sommes-nous.gif
At  
12 ©
Aristée est un berger, fils de Cyrène et d'Apollon. 
Apollon emporta sa mère en Lybie (où elle fonda la ville de Cyrène) et lui conçut deux enfants dont Aristée qu'il confia aux soins de Gaia (son arrière-arrière grand-mère).
Mais ce sont aussi les Saisons, les Muses et le centaure Chiron qui vont parfaire son art de la médecine et la divination. Les Nymphes lui confièrent leurs moutons, lui apprirent l'usage des laitages, de la vigne et la culture des abeilles.
Or,d'après Virgile, Aristée aperçut un jour une très belle jeune fille et il la poursuivit. Celle-ci marcha sur un serpent qui la mordit et elle en mourut. C'était Eurydice, l'épouse du poète Orphée. Ses sœurs, les Dryades, pour la venger, s'acharnèrent sur Aristée et firent périr toutes ses abeilles.
Toujours selon Virgile, Aristée remonta la vallée du Tempé (Thessalie) où coule le Pénée (Dieu-fleuve son arrière grand père) et se rendit à sa source sacrée. Là, il supplia sa mère pour son infortune dont il ignorait encore la cause.
Au fond du fleuve, dans une grotte, Cyrène écoute le chant de Clymène avec ses compagnes; Drymo, Xantho, Ligée, Phyllodocé aux cheveux brillants, Cydippe et la blonde Lycorias, les Océanides Clio et sa sœur Béroé, Ephyre et Opis, Diopée et la rapide Aréthuse. Elle chantait les amours des Dieux, mais Aréthuse entendit l'appel et vint à la surface de l'eau.
Cyrène la suivit, fit abaisser l'eau du fleuve et laissa Aristée entrer dans son palais où l'on apercevait le mouvement immense des fleuves; le Phase et le Lycus, l'Epinée et l'Hypanis, le Caïque de Mysie, le Tibre et l'Anio, l'Eridan (le Pô) le plus fertile.
Aristée et Protée - Slodtz - Versailles, Jardins, Canal lune nord
Aristée lui raconte son malheur et Cyrène lui conseille d'attrapper le Dieu de la mer Protée, seul à connaître le passé, le présent et ce qu'amène avec lui l'avenir. Elle le prévient de bien l'attacher, car il allait fuir, usant de ses nombreuses facultés de métamorphoses. Et seulement quand il verrait qu'il ne peut pas s'échapper, il lui révêlerait la cause de ses soucis.
Aristée se rendit sur la presqu'île de Pallène (Macédoine) où se rendait Protée pour se reposer au milieu de ses phoques. Lorsque le Dieu sortant des flots au moment du dévorant Sirius (canicule *), les phoques s'étendent çà et là sur le rivage pour dormir et Protée au milieu d'eux. Aristée ne lui laisse pas le temps du repos, il se jette sur lui et l'enserre de liens. Protée multiplie les artifices et se transforme en feu, bête horrible, eau qui fuit, mais conçoit qu'il ne peut s'échapper. Il révêle alors la colère d'Orphée qui à cause d'Aristée avait perdu Eurydice. 
Mais Protée bondit dans l'onde qui s'enroula en tourbillons d'écume. Cyrène qui accompagnait son fils, lui conseilla alors d'apaiser les Nymphes en offrant des présents et en vénérant les Napées indulgentes (Nymphes des vallons). Aristée offrit donc quatre taureaux du vert Lycée (Arcadie) et autant de jeunes génisses, puis au bout de neuf jours, il sacrifia des pavots (fleurs de l'oubli) à Orphée et le lendemain, il offrit une brebis noire en l'honneur d'Eurydice.
Or se produisit un prodige soudain et merveilleux, car au milieu des viscères des bœufs bourdonnaient des abeilles qui s'échappaient de leurs flancs et volaient en nuages au sommet d'un arbre, laissant pendre leur grappe de ses flexibles rameaux.
Résumé d'après Virgile - les Géorgiques livre IV v 317-557
Aristée épousa Autonoé, la fille de Cadmos, fondateur de Thèbes, et il eut deux enfants dont l'intrépide chasseur Actéon, bien trop admirateur d'Artémis.
Il s'occupa du jeune Dionysos qu'il éleva avec sa fille Macris et les Nymphes de Nysa et il partit à la tête d'une armée à la conquête de l'Inde accompagné du Dieu du vin, mais quant à lui, il préconisait l'Hydromel.
Aristée - François-Joseph Bosio - Louvre -1817
A la mort d'Actéon, Aristée s'installa à Céos. Il y installa un autel à Zeus et à Sirius, afin d'apaiser les chaleurs caniculaires *. Il disparut sur le mont Haemos, et il était honoré aussi bien en Arcadie qu'en Libye (terre de sa mère), pour le soin des abeilles, des travaux de la campagne et des troupeaux.
* Les Egyptiens avaient remarqué déjà que le moment le plus chaud de l'été était simultané à l'arrivée à l'horizon de l'étoile Sirius dans la constellation de "la petite chienne". En latin cette constellation se nommait "canicula" ce qui nous est resté sous le nom de canicule.
* Apollonios dans les Argonautiques rappellent cette fonction d'Aristée d'apaiser la chaleur par la venue des vents étésiens dus à ses prières à Zeus.